N°64
9 octobre 2020
 
Le Flash Info Covid-19 de l’Uniopss reprend du service en cette rentrée dans un contexte de reprise épidémique.
Sous un format allégé, il vise à vous informer régulièrement des principales actualités, consignes et documents transmis, ainsi que des questions remontées.
 
ACTUALITÉS
 
CONFÉRENCE DE PRESSE – OLIVIER VÉRAN ET BRUNO LE MAIRE
 
Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé a tenu, le 8 octobre, son point presse hebdomadaire, conjointement avec Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances.
 
Les ministres ont insisté sur la nécessité de conjuguer la lutte contre l’épidémie et le redressement de l’économie française, et de vivre avec le virus. « La situation sanitaire et la situation économique sont les deux faces d’une même médaille. »
 
Olivier Véran a rappelé les trois indicateurs sur lesquels se fondent les différentes zones et mesures renforcées contre la circulation du virus, lorsque ces indicateurs atteignent certains seuils :
  • Taux d’incidence : 116 pour 100 000 habitants
  • Taux de reproduction du virus : 1,1 à 1,2 contre 3 au printemps
  • Taux de positivité des tests : 9 %
 
Le ministre a fait un point sur la situation dans les territoires :
  • 72 départements en zone d’alerte.
  • Zone d’alerte renforcée, qui implique notamment une fermeture des bars à 22 h et l’interdiction de rassemblement de plus de 10 personnes sur la voie publique : Bordeaux, Rennes, Rouen, Nice. Suite à la dégradation de la situation des plusieurs métropoles : Dijon et Clermont-Ferrand seront classées en zone d’alerte renforcée dès samedi matin.
  • Zone d’alerte maximale, qui implique la fermeture totale des bars, des protocoles renforcés dans les restaurants et la fermeture d’un certain nombre de lieux (salles de sport etc.) : Marseille, Guadeloupe, Paris. Suite à la dégradation de la situation, Lille, Grenoble, Lyon et Saint-Etienne, qui ont dépassé certains seuils notamment, seront classées à partir de samedi matin dans cette catégorie, selon la décision prise par le président de la République en Conseil de Défense. Le taux d’occupation des lits en réanimation a dépassé 30 %.
  • Inquiétude pour Toulouse et Montpellier qui peuvent franchir les seuils : une bascule en zone d’alerte maximale pourra être opérée d’ici à lundi matin, selon l’évolution des indicateurs.
 
Le ministre a pointé également les améliorations : les départements de la Nièvre et du Morbihan ne sont ainsi plus classés en zone d’alerte ; des améliorations sont observées à Nice et Bordeaux ; on note aussi des inflexions à Rennes et Aix-Marseille mais cela reste à confirmer et il n’y a pas, pour l’heure, de bascule de ces villes dans une zone d’alerte inférieure.
 
Le Plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux franciliens par le directeur général de l’ARS : la part de patients Covid dans les hôpitaux parisiens et franciliens, ainsi qu’en réanimation, augmente ; il existe une tension de plus en plus forte sur le système de soins, ce qui peut entrainer des déprogrammations de soins.
 
Le ministre a tenu à adresser un message de soutien et des remerciements aux soignants dans les hôpitaux, les Ehpad et en ville.
 
Lors des questions, Olivier Véran a indiqué qu’il y avait besoin de renforts de personnels en Ehpad et à l’hôpital. Il est revenu sur la déprogrammation des soins suite à une question d’un journaliste relayant les alertes des associations, comme celle de la Ligue contre le cancer : elles ont commencé, au cas par cas par hôpital, territoire par territoire. Le ministre a précisé qu’il n’y a pas de plan massif de déprogrammation sur l’ensemble des hôpitaux du territoire comme ce fut le cas lors de la première vague. Quand on dit que l’on peut passer de 5 000 places à 12 000 places de réanimation pour accueillir des malades du Covid-19, c’est au détriment des malades qui ne sont pas atteints par le virus. Les déprogrammations vont prendre de l’ampleur avec le déclenchement du Plan blanc en Ile-de-France et le ministre souhaite que les déprogrammations soient les plus courtes possibles.
 
Sur la campagne vaccinale contre la grippe : une commande de vaccins plus importante que les années précédentes a été effectuée ; la campagne vaccinale va commencer le 13 octobre pour les publics vulnérables et les soignants. Olivier Véran invite les soignants en ville, à l’hôpital et en Ehpad à se faire vacciner. Les publics vulnérables et les femmes enceintes reçoivent des bons par l’Assurance maladie avec un remboursement intégral. L’épidémie arrive à la fin du mois de décembre en général ; selon les épidémiologistes, l’épidémie de grippe est plutôt retardée par le Covid-19, d'après les constats faits dans l’hémisphère sud.
 
Retrouvez l’intégralité des annonces des deux ministres ici.
 
 
PLAN DE LUTTE CONTRE L'ÉPIDÉMIE DE COVID-19 DANS LES ESMS HÉBERGEANT DES PERSONNES À RISQUE DE FORME GRAVE DE COVID-19
 
La DGCS a publié un plan de lutte contre l’épidémie de Covid-19 dans les établissements médico-sociaux hébergeant des personnes à risque de forme grave de Covid-19 (plan actualisé le 7 octobre) qui semble s’adresser principalement aux Ehpad et USLD.
Ces mesures de protection nationales actualisées sont renforcées dans tous les établissements médico-sociaux hébergeant des personnes à risque de forme grave de Covid-19, quelle que soit la situation épidémique de leur territoire.
 
La mise en œuvre de ces mesures de gestion doit systématiquement donner lieu à une consultation du conseil de vie sociale (CVS) de l’établissement, par voie dématérialisée le cas échéant, et faire l’objet d’une communication à l’ensemble des personnes accompagnées et de leur famille.
 
Il est précisé que les surcoûts liés aux renforts en ressources humaines nécessaires au titre de la crise sanitaire (ex : contrats à durée déterminée, intérim, heures supplémentaires payées) seront couverts par le niveau national, qu’ils relèvent habituellement du financement au titre du soin, de la dépendance ou de l’hébergement.
 
Il est également précisé que l’augmentation du taux de vaccination des professionnels, dans le cadre de la campagne de vaccination contre la grippe qui débutera le 13 octobre prochain, constitue un enjeu de santé publique majeur dans le contexte épidémique actuel.
 
Au regard de ce contexte, il incombe aux établissements et services médico-sociaux accueillant ou intervenant auprès de personnes à risques de grippe sévère, en particulier aux Ehpad, d’organiser en leur sein une campagne de vaccination gratuite des professionnels en contact étroit avec les résidents, avec l’appui des ARS. Des supports de communication seront transmis aux établissements dans cet objectif.
 
L’intégralité des mesures sont à lire dans ce document : ICI.
 
L’Uniopss a demandé si ces consignes pouvaient concerner d’autres ESMS que les seuls Ehpad, notamment ceux accompagnant des personnes souffrant de maladies chroniques, comme les ESMS dits spécifiques et les ESMS pour personnes en situation de handicap.
 
 
RÉUNION DES ACTEURS ACCOMPAGNANT DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP ORGANISÉE PAR SOPHIE CLUZEL, SECRÉTAIRE D’ÉTAT
 
Le 3 octobre dernier, s’est tenue une réunion organisée par Sophie Cluzel, secrétaire d’État en charge des Personnes handicapées avec les associations nationales accompagnant des personnes en situation de handicap. Cette réunion était dédiée à l’évolution de la situation sanitaire.
 
Lors de cette rencontre, plusieurs points ont été transmis à la ministre :
  • Les difficultés d’accès aux tests pour les personnes handicapées et les difficultés d’accès aux soins ;
  • Une nouvelle alerte sur les tensions RH et les incidences sur l’accompagnement médico-social, en établissements et jusqu’au domicile ;
  • Une alerte sur la sécurisation des parcours des travailleurs en ESAT ;
  • Un rappel des tensions pour les interventions auprès des jeunes enfants ;
  • Une alerte sur la situation des SAAD et une demande de prise en charge de leurs surcoûts.
 
Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’ensemble du compte-rendu.
 
Concernant les protocoles, il a été précisé qu’ils seront actualisés cette semaine. L’Uniopss a demandé le jour même à ses adhérents, via sa commission « Autonomie et citoyenneté des personnes âgées et des personnes handicapées », de lui faire remonter des propositions d’évolution ou des points de difficultés en début de semaine.
 
 
LE COLLECTIF ALERTE INTERPELLE SUR LA CRISE SOCIALE DERRIÈRE LA CRISE SANITAIRE
 
Le collectif ALERTE a rencontré le Premier ministre vendredi dernier pour évoquer les questions de précarité et de son aggravation avec la crise sanitaire. Les associations de solidarité ont présenté leurs solutions lors de ce « rendez-vous de la dernière chance » et attendent des propositions du gouvernement au 17 octobre.
 
Le collectif ALERTE a tenu un point presse juste après cette réunion pour sensibiliser les médias et le grand public sur la crise sociale découlant de la crise sanitaire, ainsi que sur l’urgence de prendre des mesures pour endiguer structurellement cette précarité montante. De nombreux médias ont mis en avant l’importance de ce sujet, notamment Le Monde. Une manière d'intensifier le message des associations de lutte contre l'exclusion au gouvernement, quelques jours avant l’annonce des propositions de celui-ci en direction des plus précaires.
 
Ce sujet est d’autant plus important, que, comme l’indique l’enquête réalisée par Médecins sans Frontières, il existe une sur-contamination dans des lieux de regroupement des personnes en grande précarité en Ile-de-France.
 
 
APPROVISIONNEMENT EN ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE – ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ ET MÉDICO-SOCIAUX
 
Voici l’information publiée le 6 octobre sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé, suite aux annonces faites dans plusieurs réunions.
 
« Depuis mars dernier, les pouvoirs publics ont assuré gratuitement l’approvisionnement des professionnels en EPI. La fin de cette distribution – concentrée sur les GHT – étant programmée pour fin septembre 2020, les établissements hospitaliers et médico-sociaux doivent anticiper leur propre approvisionnement. Et surtout, veiller à constituer leurs stocks de sécurité en masques, gants, surblouses et tabliers, charlottes, lunettes correspondant à 3 semaines de consommation en période de crise épidémique.
 
Pour ce faire, le portail de commande Distrilog-santé est mis en place pour garantir simplicité et rapidité dans la livraison directe des équipements aux établissements. Objectif : leur permettre, dans des délais courts, de bénéficier d’un approvisionnement en “flux tiré” – c’est-à-dire en fonction de leurs besoins réels et non plus de leurs besoins estimés – grâce à des chaînes logistiques spécialisées. Il s’agit d’une possibilité accordée aux établissements, ceux-ci pouvant continuer à passer commande à leurs fournisseurs habituels.
 
Les autres professionnels de santé (exerçant en cabinet, maison et centre de santé ou en laboratoire de biologie) continuent à solliciter les chaînes de distribution déjà en vigueur.
 
À noter que désormais, hors contexte de tension d’approvisionnement, les équipements commandés sont à la charge des structures de santé, qu’elles soient hospitalières ou médico-sociales, libérales et de biologie.
 
Dans l’hypothèse d’un retour à un contexte de crise majeure, un stock stratégique d’État a été constitué pour assurer à toutes les structures, à titre gracieux, 10 semaines de consommation d’EPI. »
 
Retrouver les informations sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé ICI.
 
La plateforme Distrolog ne semble pas encore opérationnelle à notre connaissance. L’Uniopss a demandé à la DGCS des précisions sur les structures concernées car seuls les établissements de santé et les Ehpad sont cités. Elle a demandé aussi quand et comment faire appel à ce circuit en cas de tension d’approvisionnement. Les établissements et services du secteur handicap sont-ils inclus ? Par ailleurs, l’Uniopss a également soumis la question de l’approvisionnement en EPI en cas de tension pour les autres ESMS : secteur ESMS dits spécifiques, secteur AHI, PJJ, protection de l’enfance. Quels recours et circuits prévus en cas de tension sur les approvisionnements ?
 
DOCUMENTS UTILES
 
Information Assurance maladie : Covid-19 : les mesures dérogatoires de rémunération pour les consultations en Ehpad prolongées jusqu’au 31 décembre 2020.
 
 
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Le ministère des Solidarités et de la Santé a publié des recommandations à destination des proches aidants de personnes âgées ou en situation de handicap. Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, cette fiche présente la conduite à tenir et les bonnes habitudes à adopter dans le cadre de l’épidémie de Covid-19.
 
 
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Le ministère des Solidarités et de la Santé a publié des recommandations relatives aux établissements et services de protection de l’enfance sur les conduites et protocoles à tenir dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 (30 septembre).
 
 
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Le ministère des Solidarités et de la Santé a publié des recommandations pour le secteur de la petite enfance sur les conduites et protocoles à tenir dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 (25 septembre)
 
 
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Le Conseil scientifique a publié le 1er octobre un avis daté du 22 septembre « Un contrôle renforcé pour mieux vivre avec le virus ».
 
 
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La Direction générale de la Santé a transmis un message aux professionnels de santé rappelant la durée d’isolement et de quarantaine des cas confirmés de Covid-19 et des personnes contact à risque (29 septembre).
 
 
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La Caisse Nationale d’Assurance Maladie a mis en ligne une Foire Aux Questions sur les mesures exceptionnelles liées au Covid-19 à destination des professionnels de santé.
 
 
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Vous pouvez retrouver l’ensemble des documents mentionnés ci-dessus sur la page dédiée de notre site internet.
 
QUESTIONS ET POINTS D’ALERTE DES ACTEURS
 
L’ Uniopss a interrogé la DGCS le 5 octobre, à la sortie de la publication du plan de lutte contre l’épidémie de Covid-19 dans les établissements médico-sociaux hébergeant des personnes à risque de forme grave de Covid-19, pour savoir si ce plan s’appliquait aux structures ou solutions de type LHSS, LAM, CAARUD, CSAPA, ACT d’une part, et pour savoir d’autre part si un plan spécifique différent était en cours de construction à destination du secteur social (CHRS, CHU, et autres structures d’hébergement des personnes exclues) et le cas échéant quand il serait susceptible d’être publié.
 
L’Uniopss a demandé des précisions sur la nouvelle plateforme Distrilog santé relative aux équipements de protection individuels (cf. Rubrique Actualités).
 
 
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